La rue de la Source et l’avenue Georges-Clemenceau, dans le dictionnaire historique des rues de Nanterre

.

  1. La rue de la Source
  2. L’avenue Clemenceau

.

SOURCE (rue de la)

Voie longue de 1143 mètres commençant avenue Georges Clemenceau et se terminant rue Paul Vaillant Couturier.
En 1899 la municipalité de Nanterre décide de viabiliser le chemin des Luaps – rural n° 28 – entre la route de Paris et la rue de la Forteresse, l’actuelle rue Daniel Becker. Le chemin est alors très étroit, tout juste deux mètres, et sa largeur est portée à huit mètres en mordant sur la vaste propriété de Madame Thomas.
Comme il conduit à une des nombreuses sources jaillissant à flanc de coteau, – la source dite Sainte Geneviève située à la hauteur de l’actuelle rue des Luaps – on lui donne, en 1909, tout naturellement le nom de rue de la Source.
En 1910, la rue est prolongée jusqu’à la rue des Plaideurs en utilisant encore l’emprise du chemin des Luaps mais également le tracé du sentier de la Fosse aux Loups ; ces deux noms montrant bien la place que tenait, dans l’imaginaire populaire, ce carnassier dont on déplorait encore la présence à quelques lieues de Paris au 18ème siècle et même au début du 19ème.
En 1922, la rue est une dernière fois prolongée jusqu’à la route du Mont-Valérien en viabilisant, cette fois, le petit sentier des Chenevreux.
Après la seconde guerre mondiale la commune achètera un très grand terrain situé entre les rues de la Source et Paul Vaillant Couturier sur lequel l’Office Communal d’H.L.M* de Nanterre construira dès 1957 le groupe d’habitations de la Source et, plus tard, au début des années 1980, les 600 logements de l’opération « les Damades » dont les architectes Jean Darras et Y. Bedon sont les concepteurs.

 

.

CLEMENCEAU (avenue Georges)

Voie publique (route nationale n° 13) longue de 1720 mètres commençant place de la Boule et se terminant en limite de Puteaux.
C’est d’abord l’ancienne route de Paris à Saint-Germain qu’empruntent au 17ème siècle les carrosses royaux  allant au château de Saint-Germain, puis les calèches impériales se rendant à la Malmaison et qui dès la fin du 19ème siècle connaîtra un important trafic :  coucous,  pots de chambres, accélérés, fardiers de carriers, tombereaux de maraichers allant vendre leurs légumes aux halles et le tramway à vapeur « la Bouillotte » mis en service dès 1890 et qui permettait aux Parisiens d’aller à Saint-Germain en 1 heure et 11 minutes.

Elle est alors devenue une importante voie de communication : la route nationale de Paris à Cherbourg que l’on appellera plus communément route de Paris jusqu’en 1918 date à laquelle le Conseil Municipal de Nanterre par délibération du 27 décembre 1918, décide de lui donner le nom de l’homme politique français, président du Conseil en 1917 et dont l’énergie à la poursuite de la guerre contre l’Allemagne, lui valut le surnom très populaire de « Tigre ».
Elle sera également le témoin privilégié de l’industrialisation de Nanterre dès la  fin du 19ème siècle. En 1870 la fabrique d’encre d’imprimerie Lorilleux s’y installe et fonctionne jusqu’à sa démolition en 1968. En 1919 un constructeur d’automobiles Vinot Deguingand s’installe du 163 au 185 de l’avenue, il vend en 1924 à un autre constructeur Donnet Zedel. Pigozzi rachète l’usine en 1935 dans l’intention d’assembler des Fiat sous licence. Il crée ensuite la Société industrielle de mécanique et de carrosserie automobile (Simca). Les usines sont alors vendues à Citroën en 1961. Lors du départ de cette entreprise en 1986, la Municipalité rachètera les terrains et réalisera à cet emplacement une zone d’activité « le Parc des Fontaines » dont un des bâtiments d’aspect ultra-moderne n’est qu’une partie de l’usine Citroën habilement habillée de verre.
A noter également au n° 231 l’ancien groupe scolaire du Plateau construit en 1901 sous la direction de l’architecte Valez. 

 

Ce contenu a été publié dans Bulletins de la SHN, Des origines à nos jours..., Histoire de Nanterre. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.