Les fêtes à Nanterre de 1818 à nos jours

Bulletin N°8 – Les Rosières se suivent et ne se ressemblent pas !

Articles de la S.H.N. publiés dans le journal municipal Nanterre info

Les fêtes à Nanterre en 1900 – janvier 2000

La fête de la rosière en 1900 – mai 2000

Le Journal de Nanterre du 13 juin 1897 présente en Une la photographie de Mlle Laure-Françoise Breton, Rosière de Nanterre en 1897, et raconte la fête de cette année là .

Au XIXe et encore en partie au début du XXe siècles, trois fêtes principales, d’un caractère officiel, animaient le bourg, mais aussi les quartiers de Nanterre dans le courant de l’année. La Fête Patronale, les Pèlerinages de Sainte-Geneviève et de Saint-Vincent. Mais aussi, avant la Première Guerre mondiale (1914 – 1918) une manifestation patriotique oubliée, était organisée, au mois de janvier de chaque année, par les conscrits après les journées de recrutement pour le service militaire. Les jeunes gens défilaient dans le bourg, drapeau et fanfare en tête; et,bien sûr un repas clôturait la journée .

En 1818, le lundi de la Pentecôte est choisi pour être le jour de fête patronale de Nanterre. Initiée par Jean-Baptiste PIRAULT-DESCHAUMES, maire en fonction de 1814 à 1816 , c’est son successeur M. SANNE qui présidera cette nouvelle fête rendue particulièrement attrayante par le couronnement de la rosière et le défilé des Pompiers. Elle se poursuit le dimanche suivant la Pentecôte pendant une quinzaine de jours, le bourg connaissant une animation inaccoutumée. Le couronnement de la Rosière, les défilés, les concours entre les sociétés des villages voisins, les concerts publics, les manèges et les baraques foraines installées place de la Fête attiraient beaucoup de monde à Nanterre.

Ces fêtes brillantes, étaient une providence pour le commerce nanterrien, la foule accourue de Paris (après la mise en service du train en 1837) et de toute la région, envahissait le bourg. Les estaminets regorgeaient de clients, les consommateurs s’installaient dans la rue. Le petit vin de Nanterre ne suffisait plus à la consommation, aussi d’astucieux Nanterriens fabriquèrent-ils de la limonade dont la marque se réclamait à la fois des pompiers et de la rosière.

La fête de Sainte-Geneviève, qui se confondait avec la fête de la Confrérie, était célébrée le deuxième dimanche après Pâques. Avant la destruction de la chapelle Sainte-Geneviève, l’office paroissial y est célébré en présence de nombreux pèlerins. Depuis la fin du XVIIIe siècle, l’église paroissiale abrite toutes les manifestations du pèlerinage. Après déjeuner dans le bourg, les pèlerins retournent à l’église pour écouter un sermon. Jusqu’en 1938, le pèlerinage est assez suivi, l’église paroissiale, décorée pour la circonstance, recevait généralement la visite d’un prélat. Le clergé et les pèlerins se rendaient en procession au puits de Sainte-Geneviève situé à quelques pas de là. En tête du cortège, marchait un Suisse imposant près duquel se tenait une fillette de Nanterre vêtue en bergère et personnifiant Sainte-Geneviève, puis venait le clergé et toute l’assistance.

L’autre fête religieuse importante, très appréciée des Nanterriens, était dédiée à Saint Vincent, patron des vignerons. Le 22 janvier de chaque année, se célébrait, avec pompes, une grand’messe à laquelle assistaient les notables et tous les vignerons accompagnés de leur famille. Au cours de l’office, les messiers (les préposés à la surveillance des récoltes) offraient aux assistants des grappes de raisin séché. Ces gardes messiers, au nombre de six, se faisaient un honneur de conserver du raisin de l’année, en le suspendant par grappes aux solives des chambres à coucher. Les autorités, le clergé, les vignerons et la population partaient en procession à travers le bourg en promenant une statue de Saint-Vincent.

Bien peu de Nanterriens se souviennent de cette coutume oubliée.

Avant la Seconde Guerre mondiale (1939 – 1945) la Fête Patronale et le couronnement de la rosière, maintenant bien laïcisés, le centre d’attraction de la fête foraine est très important et, tous les ans, à la Pentecôte, les manèges occupent la place de la Fête (aujourd’hui place du maréchal Foch), prenant la place des commerçants du marché qui vont s’installer, pendant ces 15 jours, sur l’emplacement des anciens remparts devenus,  un siècle plus tôt, les boulevards du Midi, du Sud-Est, du Levant, du Nord (rue de Stalingrad aujourd’hui) et du Couchant. Source : Thèse Jean FRAIGNEAU – 1946 – « Nanterre, du village à la cité industrielle »

 

 

 

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