Max Fourestier, médecin du futur – février 2020

En 1992, le nom de Max-Fourestier est donné à l’hôpital de Nanterre, en hommage à ce médecin qui y a exercé comme chef du service de pneumologie de 1948 à 1973. Son nom est indissociable de l’endoscope universel qu’il a mis au point et expérimenté à Nanterre.
Max Fourestier est connu pour les recherches qu’il a menées de front dans les domaines de la médecine sociale, de la médecine de spécialité et de la médecine scolaire. Après de brillantes études de médecine débutées à Paris en 1925, il est atteint d’une hémoptysie tuberculeuse en 1930, ce qui le conduit à orienter le sujet de sa thèse vers cette maladie. En 1941, il devient médecin-chef du dispensaire antituberculeux de Montreuil. Dans cette même ville, une fois la paix revenue, il lance, la première campagne de dépistage radiologique systématique de la tuberculose pulmonaire. Les habitants de Montreuil, hommes, femmes et enfants (33 000 personnes) passent cet examen gratuit, ce qui permet de découvrir et de traiter plus de deux cents cas. Le ministère de la Santé récompense son action, en le nommant chevalier de la Santé publique. En 1948, il développe une campagne de vaccination BCG de masse qui réduit considérablement les cas de primo-infections tuberculeuses. Ces résultats remarquables lui valent d’être reconnu comme le pionnier en France de la prévention de la tuberculose par le BCG. Il s’appuie sur cette aura pour vulgariser au niveau national l’organisation et les méthodes employées au sein du dispensaire.

L’endoscope, une caméra dans les bronches.
Parallèlement à l’action qu’il mène dans la lutte contre la tuberculose, Max Fourestier commence des travaux sur l’endoscopie au début des années 1950. Il cherche à améliorer les endoscopes médicaux, appareils connus dès la fin du XIXe siècle, utilisés pour visualiser l’intérieur du corps. Comme il est déjà reconnu par le milieu médical, il obtient du CNRS une subvention d’un million d’anciens francs en 1952. Avec l’ingénieur Jacques Vulmière et son assistant le docteur Gladu, ils mettent au point l’endoscope universel. Grâce à l’utilisation d’une très fine baguette de quartz dans une gaine métallique qui guide un puissant faisceau lumineux, il est possible de prendre d’excellents documents photo-cinématographiques en couleur, pendant un examen médical. Utilisé d’abord pour soigner les maladies des bronches, cet appareil, qui permet de voir avec précision à l’intérieur des poumons, facilite le diagnostic et le traitement des pathologies. Max Fourestier étend ensuite l’usage de l’endoscope à l’exploration de nombreux autres organes.
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Bulletin n° 62 de la SHN – De la Maison de Nanterre au CASH Hôpital Max-Fourestier. De la correction à l’action médico-sociale

Les trois rues de Nanterre portant le nom d’un médecin

 

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