Trois rues de la ville et l’hôpital de Nanterre portent le nom d’un médecin

CHARCOT (rue du docteur)

Voie publique longue de 380 mètres commençant rue de Saint-Cloud et se terminant en limite de Rueil-Malmaison en prolongement de la rue Gambetta.
C’est l’ancien sentier des Hauts-gibets – rural n° 55 – qui se dirigeait vers les hauts de Rueil en longeant la carrière Saint-Sulpice.
Il devait son nom aux gibets qui s’élevaient sur les pentes du Mont-Valérien, témoins des droits de haute justice qu’exerçait la seigneurie de Rueil dépendant de l’Abbaye de Saint-Denis.
Après son élargissement à 10 mètres – arrêté  du 27 juillet 1929 – le sentier deviendra rue au début des années 1930.
Par délibération du 23 octobre 1936, le Conseil municipal lui donnera le nom de docteur Charcot en hommage au célèbre médecin (1867-1936) auteur de travaux océanographiques dans les régions polaires et qui venait de trouver la mort en mer sur le « Pourquoi-pas ? ».

DOCTEUR PIERRE (place du)

Espace public situé au carrefour des rues du Docteur Pierre et des Grands buissons, voies réalisées dans le cadre de l’aménagement de la « Z.A.C* Rouget de Lisle » opération regroupant logements en accession à la propriété et logements locatifs construits par l’O.P.H.L.M* de Nanterre.
La place fut dénommée par délibération du Conseil municipal du 23 octobre 1997 (voir rue du Docteur Pierre).

DOCTEUR PIERRE (rue du)

Voie publique longue de 130 mètres commençant rue Rouget de Lisle et se terminant rue des Grands buissons.
La rue fut ouverte dans le cadre de l’aménagement du nouveau quartier Rouget de Lisle opération regroupant logements en accession à la propriété et logements locatifs construits par l’Office Public d’H.L.M*. de Nanterre.
Par délibération du 16 octobre 1996, le Conseil municipal la dénomma en hommage à Pierre Mussot, plus connu sous le nom de Docteur Pierre, fondateur en 1901 d’une usine de fabrication de produits de santé : alcool de menthe – 80 hectares de menthe poivrée sont cultivés à Nanterre – et de poudre de pâte dentifrice, le fameux dentifrice du Docteur Pierre.
L’usine construite à l’angle de la rue Becquet et de l’avenue Gallieni constitue un des rares exemples d’une architecture remarquable, conçue comme un édifice privé tant par son plan  que par les matériaux traditionnels mis en œuvre, comme la brique et les décors en céramique (voir rue Becquet).Voie publique longue de 280 mètres partant de la rue Maurice Thorez et se terminant également rue Maurice Thorez.
Cette ancienne rue du vieux bourg d’abord connue sous le nom de rue du Carrefour Saint-Denis au 18ème siècle,  deviendra ensuite rue du Quignon  au 19ème siècle. Elle est alors bordée de belles maisons bourgeoises mais également de fermes et ateliers d’artisans.
En novembre 1898, le Conseil municipal décide de lui donner le nom de docteur Foucault en hommage au dévouement de ce médecin décédé en 1897, membre fondateur de la bibliothèque municipale en 1872 et de la première crèche en 1876.
Au début du 20ème siècle, on pouvait voir au n° 27 un obélisque élevé aux frais de M. Lamesle, imprimeur des Fermes du Roi, datant de 1783 et qui semble avoir été une méridienne destinée à indiquer « le midi vrai » (rapport de la Commission du Vieux-Paris en date du 17 février 1902).
Malgré un arrêté d’élargissement datant de 1853, cette rue de forme demi-circulaire conserve, par son étroitesse, le charme des rues du vieux village.

FOUCAULT (rue du Docteur)

Quelques précisions sur ce médecin, bienfaiteur de Nanterre, à qui le conseil municipal rendit hommage en 1898, un an après son décès, en donnant son nom à une rue du centre de la ville. Né à Angers en 1811, Jacques-Symphorien Foucault, effectue ses études de médecine à Paris, puis fraîchement diplômé, s’installe à Nanterre en 1835, d’abord rue Royale*(aujourd’hui rue Gambetta*), puis boulevard du Midi*. Reconnu pour ses qualités professionnelles, il est aussi un acteur important au sein de la communauté nanterrienne. Il devient ainsi, en 1872, l’un des membres fondateurs de la bibliothèque municipale, puis en 1876, crée la première crèche de la ville. Il exerça pendant une cinquantaine d’années au cours desquelles son dévouement auprès de la population, et plus particulièrement auprès des plus démunis, lui valut d’être considéré comme « médecin des pauvres ».

Max Fourestier, médecin du futur

En 1992, le nom de Max-Fourestier est donné à l’hôpital de Nanterre, en hommage à ce médecin qui y a exercé comme chef du service de pneumologie de 1948 à 1973.
Son nom est indissociable de l’endoscope universel qu’il a mis au point et expérimenté à Nanterre.

Max Fourestier est connu pour les recherches qu’il a menées de front dans les domaines de la médecine sociale, de la médecine de spécialité et de la médecine scolaire. Après de brillantes études de médecine débutées à Paris en 1925, il est atteint d’une hémoptysie tuberculeuse en 1930, ce qui le conduit à orienter le sujet de sa thèse vers cette maladie. En 1941, il devient médecin-chef du dispensaire antituberculeux de Montreuil. Dans cette même ville, une fois la paix revenue, il lance, la première campagne de dépistage radiologique systématique de la tuberculose pulmonaire. Les habitants de Montreuil, hommes, femmes et enfants (33 000 personnes) passent cet examen gratuit, ce qui permet de découvrir et de traiter plus de deux cents cas. Le ministère de la Santé récompense son action, en le nommant chevalier de la Santé publique. En 1948, il développe une campagne de vaccination BCG de masse qui réduit considérablement les cas de primo-infections tuberculeuses. Ces résultats remarquables lui valent d’être reconnu comme le pionnier en France de la prévention de la tuberculose par le BCG. Il s’appuie sur cette aura pour vulgariser au niveau national l’organisation et les méthodes employées au sein du dispensaire.

L’endoscope, une caméra dans les bronches.
Parallèlement à l’action qu’il mène dans la lutte contre la tuberculose, Max Fourestier commence des travaux sur l’endoscopie au début des années 1950. Il cherche à améliorer les endoscopes médicaux, appareils connus dès la fin du XIXe siècle, utilisés pour visualiser l’intérieur du corps. Comme il est déjà reconnu par le milieu médical, il obtient du CNRS une subvention d’un million d’anciens francs en 1952. Avec l’ingénieur Jacques Vulmière et son assistant le docteur Gladu, ils mettent au point l’endoscope universel. Grâce à l’utilisation d’une très fine baguette de quartz dans une gaine métallique qui guide un puissant faisceau lumineux, il est possible de prendre d’excellents documents photo-cinématographiques en couleur, pendant un examen médical. Utilisé d’abord pour soigner les maladies des bronches, cet appareil, qui permet de voir avec précision à l’intérieur des poumons, facilite le diagnostic et le traitement des pathologies. Max Fourestier étend ensuite l’usage de l’endoscope à l’exploration de nombreux autres organes.

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