Quand l’histoire et la géographie se questionnent et se répondent , conférence du 6 avril 2018

Grand succès de la conférence organisée le vendredi 6 avril 2018 en hommage à Claude Léonard dans la salle des mariages de Nanterre. Claude a contribué, pendant près de vingt ans, à la constitution, à l’enrichissement et à la mise en valeur de notre fonds de cartes anciennes, aujourd’hui en ligne sur le site internet de la SHN, où il est de loin le plus consulté. Plus de 120 personnes ont participé la conférence organisée par la Société d’Histoire de Nanterre sur le thème :« Quand l’histoire et la géographie se questionnent et se répondent ».

Après l’intervention de M. le Maire de Nanterre, la parole a été donnée aux cinq intervenants qui ont présenté, tour à tour, ce que la géographie nous dit de l’histoire de Nanterre à partir de plusieurs cartes anciennes présentées et habillées par le service Géomatique de la Ville (à découvrir en cliquant sur ce lien).

Le Plan Terrier de 1688
présenté par Aliette Gousset

Le bourg XVIIe siècle.
Au XVIIe siècle, Nanterre est un vaste territoire au sein duquel, seul le bourg est urbanisé. Des remparts le protègent. Au cœur du village, autour de ses fermes et de son église, les portes, rues et places principales témoignent :
Porte Saint-Denis, place Plainchamp.
Porte de Paris, place Gabriel-Péri.
Porte de Rueil, place du Marché.
Porte de Saint-Germain, place Edouard-Meyer.
Porte aux Vaches, au carrefour des rues de Stalingrad et Thorez (magasin Monoprix)
Rue Henri-Barbusse, autrefois rue de Saint-Germain.
Rue Maurice-Thorez, autrefois rue du Collège, puis du Chemin-de-Fer.
Rue Volant, la plus ancienne rue de Nanterre ?
Rue Saint-Denis, aujourd’hui rue Waldeck-Rochet.
Eglise, devenue Cathédrale aujourd’hui.

Évocation de quelques activités repérables « hors les murs » sur le Grand Plan Terrier de 1688.

Le Mont-Valérien.
La maison des Grands-Champs.
Le moulin Allard.
Le moulin de Bel Air.

Les nécropoles et cimetières présentés
par Nicolas Samuelian et Robert Ouliac.

Depuis la cité gauloise jusqu’à nos jours, les différentes implantations des nécropoles et des cimetières accompagnent l’urbanisation de Nanterre. Évocation des emprises au sol successive des nécropoles gauloise, gallo-romaine et mérovingienne, puis de tous les cimetières de la commune.

Nécropoles

La nécropole gauloise tout d’abord située entre les avenues Jules Quentin et Benoit Frachon.
La nécropole gallo-romaine, située entre l’avenue Joliot Curie, les rues Sadi Carnot et de la Côte.
La nécropole mérovingienne, rue de l’église.

 Les cimetières.

La cour Saint-Nicolas entre les rues Henri Barbusse et de l’église (le petit cimetière).
Place Gabriel Péri entre les rues Waldeck-Rrochet et la rue des anciennes mairies (le grand cimetière).
Le cimetière de la rue Franklin, rue Louis Meunier.
Le cimetière rue de Courbevoie. avec une autre entrée rue Berthelot.
Le cimetière parc du Mont-Valérien , de part et d’autre de la rue du Calvaire.

 Les cimetières des villes extérieures à Nanterre.

Le cimetière de Neuilly, au nord des terrasses de l’Arche.
Le cimetière de Puteaux, au sud des terrasses de l’Arche.
Le cimetière de la Garenne-Colombes à cheval sur les territoires des deux communes.

 Le cimetière de la maison de Nanterre entre la Seine et l’autoroute a 86

Le cimetières des ermites du Mont-Valérien aujourd’hui dans l’enceinte du fort situé depuis 1850 sur le territoire de Suresnes.

Les routes les grands axes de circulation
présentés par Michel Laubier.

À partir du plan Bournon de 1900.
Partout, tous les chemins se sont faits là où ont cheminé hommes et bêtes, pour aller et venir. Puis on a tracé des routes, des itinéraires, pour marquer le territoire et pour préparer l’avenir.

Au bord de la Seine le chemin de halage.
De Saint-Germain à Saint-Denis, la route de Chatou et l’avenue de la République.
Du Louvre à Saint-Germain par Nanterre, places de la Défense et des Bergères, avenue Clemenceau, Croix de Paris, Place de la boule et avenue Joffre.
Du Louvre à Saint-Germain par Nanterre, places de La Défense et des Bergères. Avenue Clemenceau. Croix de Paris. Rues Sadi-Carnot et Henri-Barbusse ? Route et pont de Chatou.
Au pied du Mont-Valérien. Rue de Garches Paul Vaillant Couturier.
Entre Colombes et Nanterre, Boulevard du Havre, pont de Bezons.
Entre Rueil et Nanterre, boulevard National.
Du centre vers Saint-Cloud, la rue de Saint-Cloud.
Du centre vers le Mont-Valérien, rue Paul Vaillant Couturier.
Du centre vers Suresnes, rue Sadi Carnot et rue de Suresnes.
Du centre vers Puteaux, rue Félix Faure.
Du centre vers Courbevoie, rue de Courbevoie.
Du centre vers la Garenne-Colombes, rue de Courbevoie et rue de la Garenne.
Du centre vers la Folie, rue Marcelin Berthelot.
Du centre vers Colombes, rue Raymond Barbet.
Du centre vers la Seine,  boulevards de la Seine et Leclerc.
Du centre vers le le moulin Allard, avenue Jules Quentin.
Du centre vers Rueil, rue et Croix de Rueil.

 Le chemin de fer
présenté par Jeannine Cornaille.

Depuis 1837, le chemin de fer déchire et façonne les sols et sous-sols nanterriens. Évocation de la création des lignes et ouvrages ferroviaires ouverts depuis la première ligne de Paris à Saint-Germain en 1837 jusqu’à Éole prévu en 2020.

 Paris-Saint-Germain, en 1837, une première ligne coupe Nanterre d’est en ouest.

 Paris – Rouen, en 1843, cette seconde ligne coupe le territoire vers le nord.

 Les ateliers de la Folie, 40 hectares mobilisés pour le rail !

 La gare de marchandises de Rueil, au lieu-dit « parc Sainte-Geneviève ».

 La gare de marchandises des Groues : barreau entre les lignes de Versailles, de Rouen et de Saint-Germain.

 SNCF Nanterre Université vers Cergy : un talus, un viaduc et un nouveau pont sur la Seine.

 Le RER de Paris à Cergy : une nouvelle branche pour le RER A.

 Le RER Éole, un second souffle pour le quartier des Groues et le sites de la Folie.

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