La rue de Colombes et la rue de la Garenne, dans le dictionnaire historique des rues de Nanterre

  1. La rue de Colombes
  2. La rue de la Garenne


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COLOMBES (rue de)

C’était une des voies les plus longues de notre ville près de trois kilomètres et probablement celle qui subit le plus de modifications au cours de ces 150 dernières années.
Ancien chemin rural n° 83 de Nanterre à Colombes jusqu’à la fin du 19ème siècle, elle reliait comme son nom l’indique le bourg à la ville voisine.
Partant de la place Saint-Denis – aujourd’hui Plainchamp -,  elle empruntait le tracé du chemin de la Folie que l’on voit figurer sur tous les plans terriers du 18ème siècle, avant de poursuivre vers le bourg de Colombes.

 

La construction des chemins de fer au 19ème siècle conduira à dévier sensiblement son tracé en lui faisant d’abord franchir la ligne Paris-Saint Germain, ouverte en 1837, au passage à niveau de la Folie qui ne sera supprimé qu’à la fin des années 1950, puis ensuite enjamber, au Pont des Fondrières une autre ligne celle de Paris à Rouen.

 

Plus tard l’urbanisation de la ville aidant, une partie de la rue disparaîtra en 1957 lors de la réalisation de la cité Berthelot par le Ministère de la Reconstruction et du Logement (M.R.L). Un autre tronçon situé dans l’actuel campus universitaire  prendra, toujours en 1957, le nom de rue de la Folie, alors que sa partie la plus extrême, comprise entre la rue de Rouen et Colombes avait en 1945 (conseil municipal du 30 novembre 1945) pris le nom de Noël Pons en mémoire au gardien de la paix tué à Nanterre lors des combats pour la libération.

 

Enfin, ce qui subsistait de la rue, entre la place Plainchamp et le boulevard F.V. Raspail deviendra en 1978 rue Raymond Barbet en hommage au député-maire de Nanterre qui venait de disparaître.

Prolonger la lecture

La rue des Pâquerettes autrefois chemin de Colombes –  janvier 1993
La rue Raymond-Barbet, autrefois rue de Colombes –  avril 1993
La rue de la Folie autrefois chemin de Colombes – avril 1997

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LA GARENNE (rue de la)

Voie longue de 750 mètres débutant pont de la Garenne et se terminant rue des Fauvelles à La Garenne-Colombes. C’est l’ancien chemin rural n° 67 de Nanterre à Courbevoie qui sur 1750 mètres reliait le bourg de Nanterre – il débutait à la Petite Folie l’actuel carrefour formé par la rue de Courbevoie et les boulevards Balzac et Zola – à la frontière de notre ville avec Courbevoie et Colombes au lieu-dit « la Garenne » aujourd’hui commune de La Garenne-Colombes. La rue sera classée dans le domaine communal en 1927 et enjambera le raccordement du chemin de fer de la Folie à Courbevoie au pont dit « de la Garenne ». Elle traversait alors, au lieu-dit « la Carrière au loup » une zone d’exploitation de moellons appartenant à MM. Thomas et Giroux.

Après la deuxième guerre mondiale elle subira d’importantes modifications, d’abord lors de la construction de la cité Berthelot (voir à cités Berthelot et Provinces Françaises) et l’ouverture en 1959 de l’avenue Joliot Curie – une partie de son emprise deviendra alors boulevard Emile Zola – puis à partir de 1967 lorsque s’ouvrira le chantier de la ligne A du R.E.R* et que l’E.P.A.D* utilisera les terres excédentaires pour réaliser le remblai de la future autoroute A 14 qui en fin de compte sera construite en souterrain.
Ces travaux auront d’ailleurs une incidence désastreuse sur les conditions de vie, déjà difficiles, des habitants d’un des plus grands bidonvilles de la Région Parisienne qui s’était formé dès 1953 de part et d’autre de la rue.

En 1972 lors de la résorption du bidonville, la rue sera déclassée jusqu’au chemin de fer et disparaîtra dans l’aménagement par l’E.P.A.D. de la Z.A.C B1 – l’actuel quartier du Parc.

La partie qui subsiste entre le pont de la Garenne et la limite de la commune accueille aujourd’hui une zone industrielle dense, qui s’est développée à partir du lotissement des Groues crée en 1960 pour reloger les industries de Puteaux et Courbevoie expropriées du quartier d’affaires de la Défense.

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